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concert de la B'Halle 008

Posté le mercredi 30 avril 2014


Pour cette 8ème édition du Concert de la B'Halle, Synesthé'Zic vous propose comme à son habitude un menu de qualité. Trois groupes, trois styles mais une seule et même énergie!! Alors, faites une croix sur l'agenda, à Louhans le 7 Mai, ca va encore vibrer:

HK ET LES DESERTEURS:
https://www.facebook.com/hkdeserteurs
https://www.youtube.com/watch?v=oRrqUGHGybY


HK, qu'on a l'habitude de voir avec ses saltimbanks, nous présentera les déserteurs : ou quand Brel, Brassens, Ferré, Vian... rencontrent la musique châabi.


Soudain, la route de Vesoul dévale les pentes de la Casbah. Elle n’est plus enivrée d’accordéon et si ce n’est plus Marcel qui chauffe, les cordes de la mandole font tourner la mélodie avec la même folie. La valse musette de Brel s’est faite chaâbi comme si elle n’attendait que cela depuis toujours.

Elle n’est pas la seule. Sous le ciel de Paris et Dès que le vent soufflera ont pris la même route, de même que le Toulouse de Claude Nougaro, le très cajun Travailler c’est trop dur ou l’immense Padam padam que créa Édith Piaf. Des chansons si françaises, si enracinées, si habituelles à notre paysage musical de toujours ? « Toutes les grandes histoires de révolution ou de changement commencent par un acte de désertion. »

Ce n’est pas pour rien que ce nouveau projet s’appelle HK et les Déserteurs : Kaddour Hadadi a déserté à la fois les usages traditionnels de la chanson et les attaches exclusivement méditerranéennes du chaâbi. Il a fait ce que lui dictait sa conscience et même tout simplement son identité de Français né à Roubaix de parents algériens. Les sous-officiers de la pureté culturelle vont cracher leur bile, mais HK et ses Déserteurs font danser Les Passantes de Georges Brassens ou L’Affiche rouge de Léo Ferré.

Ce disque est la plus belle désertion depuis longtemps : une quinzaine d’immenses classiques prennent la tangente ; Boris Vian, Jean Ferrat, Renaud, Maxime Le Forestier ou Serge Gainsbourg s’évadent dans le chaâbi comme s’ils avaient toujours vécu là-bas.

Ou peut-être pas là-bas, d’ailleurs... Pour HK, le chaâbi est indissociablement liée à son enfance roubaisienne. Le dimanche, toute la famille part à la plage de Bredene, près d’Ostende. Sur le chemin du retour, dans la R20 où tout le monde somnole après une journée au grand air, son père met sa musique – chaâbi et chansons kabyles. « Alors, quand j’entends Le Plat pays et ses descriptions de mer du Nord, je pense à cette ambiance. Pour moi, cette chanson a des saveurs de chaâbi. »

Il a grandi avec le reggae, les oldies soul et le rap de ses grands frères et sœurs. « J’ai eu une révélation en voyant Jacques Brel chanter Amsterdam à la télévision. La force, la puissance, le visage en sueur. Je reste scotché. Je comprendrai plus tard que c’est le trait particulier des génies de vous embarquer malgré toutes les frontières, même s’ils n’appartiennent pas du tout à votre univers. » Est-ce tout à fait un hasard, alors, si Jacques Brel est le seul artiste dont Les Déserteurs ont enregistré trois chansons ? Il était là au début…

En 2012, le Grand Bleu, salle lilloise, demande une création à HK. La première idée lui vient de La Chanson des vieux amants de Jacques Brel : « Je faisais le bœuf un soir avec Meddhy Ziouche, tard un soir, et il a trouvé immédiatement des commentaires de la mélodie à la mandole. » Alors HK rassemble des musiciens qui, comme lui, ont la double culture du chaâbi et de la chanson française. Il fait appel à deux figures emblématiques, P’tit Moh, le mandoliste de Gnawa Diffusion, et Rabah Khalfa, notamment joueur de derbouka pour Souad Massi. Il y a évidemment ses vieux complices Meddhy Ziouche (mandole et clavier des Saltimbanks) et Hacène Khelifa (violon de MAP) puis Amar Chaoui, percussionniste de Gnawa Diffusion, et Mehdi Dalil, tout jeune et très doué guitariste. « Dès la première répétition, trois-quatre et ça marche aussitôt. »

Les Déserteurs enrôlent des chansons par dizaines, découvrant des correspondances secrètes entre le chaâbi et des valses faubouriennes, entre Toulouse et le Maghreb (ah, leur version de l’extraordinaire Demain demain des Fabulous Trobadors !), entre la poésie des maîtres des années 50 et le rythme de la derbouka.

Subversif ? Évidemment, tant ce plaisir est éclatant, tant cette appropriation métisse est naturelle. Mais il en est sans doute de ces Déserteurs comme de ce qui est arrivé au Déserteur de Vian : d’abord une chanson qui prend les conformismes à rebrousse-poil, puis qui devient une évidence pour les générations à venir.


SONGJAH:
https://myspace.com/songjah/music/songs


Originaire des bords de la Loire de Bourbon Lancy, en Bourgogne, Songjah distille un reggae énergique teinté de chaleur antillaise. Ses 8 musiciens, aux divers horizons musicaux, mélangent leurs styles dans une musique homogène ponctuée de percussions, violon électrique et didjéridoo.
C'est d'abord le public, cher à Songjah, qui lui permet de donner toute son énergie sur scène et de tisser un lien particulier avec celui-ci !!
Ses textes en français et créole parlent de vécu, font l'analyse de notre société, mais surtout nous poussent à croire et à aimer.
Bien connu des scènes bressanes, SongJah revient pour la 4ème fois dans nos contrées afin de partager de nouveau un moment unique rempli d'émotions.


MAD IN SKA:
http://madinska.com/

Mad in Ska est une formation Ska/Rock/Punk de 7 musiciens née en 2008, basée en Franche Comté et plus particulièrement à Lons-le-Saunier dans le Jura.
Groupe engagé contre l'injustice sous toutes ses formes, la plupart des thèmes abordés parlent des furoncles qui pourrissent la vie des gens au quotidien: le pouvoir d'achat, l'écologie et l'environnement, la maltraitance et bien d'autres encore...
Les textes sont écrits avec beaucoup de convictions, de force, de combativité et d'espoir, le tout posé sur des riffs festifs, énergiques et ravageurs afin d'obtenir un savant mélange de chaleur cuivrée et de guitares acérées.
Avec déja plus d'une centaine de dates en 5 ans dont certaines avec des artistes reconnus tels que Marcel et son orchestre, Mouss et Hakim (Zebda), Lofofora, Broussai, les Caméléons, ou encore SKA-P, Mad in Ska se forge au fil des mois une solide réputation de groupe de scène !
Le 29 mars 2013 Mad in Ska a ouvert le concert de SKA-P dans le mythique Zénith de Paris pour leur unique date en France lors de leur tournée des capitales mondiales !!
Mad in Ska a sorti officiellement son premier album en septembre 2010 et viendra nous présenter en exclusivité son 2ème album à Louhans pour ce 8ème Concert de la B'Halle.


GlouGlou et MiamMiam sur place.
20h à 02h - 8 €


Événement organisé par Synesthé'Zic, avec le soutien de la ville de Louhans Chateaurenaud, de l'association Culture Sans Frontiere Csf et Little Dream Factory.

www.synesthezic.com